10/04/2014

Domus Mare Nostrum

C'est le nom de l'exposition de l'Hotel des Arts de Toulon en ce moment. Habiter le Mythe Méditerranéen. Aborder les rapports entre modernité et méditeranéité dans le mondé de l'Architecture du 20ème siècle. Pouillon, Malaparte, Le Corbusier,... De grands noms! Une douzaine de réalisations présentées.

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19/10/2013

Retour à Mexico

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Lithographie de Casimiro Castro, 1855 : On embarquait sur le canal de la Viga, reliant le lac de Xochimilco au Zocalo, comme au temps des Aztèques.

4 mois de voyages, c’est à la fois long et court !

J’aurais visité et découvert de nouveaux espaces, contrées, cultures, cuisines, personnes, lectures, temps, édifices, ruines, etc.

L’anglo-saxon pourra me demander : So what ? Je n’ai pas de réponse précise à lui fournir.

Mais je sais que j’ai vécu intensément tous les instants de ces situations. J’aime les voyages.

J’ai mangé les meilleurs filets d’agneau à Istanbul, dégusté les yaourts non pasteurisés d’Ouzbékistan, photographié les dromadaires devant un temple de l’ancienne Merv, marché deux km pour atteindre la frontière du Turkménistan, admiré les ballets de danse El Merosi de Samarkand, dormi au prestigieux Sofitel d’Ashgabad, aperçu le Président Gurbanguly Berdimuhamedow dans beaucoup des lieux publics, vu depuis un minaret les couchers de soleils à Khiva, pris un massage à l’aéroport d’Istanbul et à Boukhara, déjeuné à la Chèvre d’Or d’Eze, assisté aux grandes voiles de Toulon, rencontré PPDA, découvert le Mucem de Marseille et sa remarquable expo du Noir et Bleu, redécouvert les Impressionnistes au musée Granet d’Aix, été au départ d’une course des voiles d’Or de Saint Tropez, apprécié du bar à la ligne de l’Oursinado, dormi à la Mirande à Avignon, visité la cite des Papes et le musée Calvet, passé deux nuits à Beaune à l’hôtel du Cep, découvert le Dalineum, déjeuné au Charlemagne a Pernand Vergelesses, admiré la philosophie des créateurs de l’Hôtel Dieu de Beaune, acheté du Chambolle-Musigny au Château André Ziltener, dégusté au Caveau Napoléon de Fixin, visité Fontainebleau, terminé les voyages au Westminster de Paris, déjeuné au Minipalais, apprécié le temps et sa météo dans l’ensemble, lu Bilkis la princesse de Saba et les Jardins de Lumière d’Amin Maalouf au temps de Mani, etc, etc...

Mani, quelle vision humaniste au IIIème siècle de notre ère !

J’ai aussi acheté le dernier livre de Jean d’Ormesson : « Un jour, je m’en irais sans en avoir tout dit ». Jean d‘O. lutte contre le cancer depuis le début de l’année. Enthousiaste, généreux, il parle de la force de l’Amour.

Il a raison. Courage Jean, nous t'aimons.

Il est exact que seul l’Amour importe.

25/08/2013

La Villa Tamaris

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 Frida Khalo, peinte en 2007 par l’espagnole Angela Acedo, est actuellement présentée à la Villa Tamaris.

Pour s'y rendre, il suffit de prendre la navette depuis le port de Toulon, faire une escale aux Sablettes et descendre à Tamaris.

La colline accueille une cinquantaine de villas à l’architecture élégante qui ont été construites au milieu du 19ème siècle par un français, né (1819) à Sanary et qui prendra sa retraite à la Seyne sur Mer avant de mourir (1907).

Ce français est  Michel Pacha.

Nommé en 1855 Directeur général des Phares et Balises de l’Empire Ottoman par le sultan Abdlülmecid I, il fera construire avec une société française 111 phares sur les cotes turques.

En plus d’obtenir un pourcentage sur les droits de navigation dans ces eaux, il obtient en 1879 la concession des quais des ports d’Istanbul.

Cette année, Marius Michel, comte de Pierredon, obtiendra le titre de Pacha de l’Empire Ottoman.

Fortuné, il retourne à Tamaris pour y établir une station de genre oriental. Les villas sont construites au bord de mer. George Sand séjourna 3 mois à Tamaris et écrira que c’est plus beau que le Bosphore.

Il est vrai qu’en regardant le paysage et le bras de mer devant la presqu’ile de Saint-Mandrier, en respirant les aromes de ces plantes aux essences exotiques des jardins et parcs, on s’imagine sur la rive Ouest du Bosphore, au siècle dernier.

L’une des villas, construite pour sa première femme Marie-Louise Séris, fut inachevée. Elle abrite aujourd’hui un musée, la Villa Tamaris.