30/11/2013

120 ans après la naissance de Mao

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La Chine ne connaitra pas de phénomène de « démaoïsation ».

Souvenons nous de la théorie prônée dans les années 1980 qui annonçait que l’ouverture économique allait aboutir à la démocratisation.

Constatons aujourd’hui que la Chine est devenu plus capitaliste et qu’elle a du se réinventer un « maoïsme ».

Le Président Xi Jinping ne craint plus l’aile gauche du PCC incarnée par Bo Xilai qui exploitait les inégalités sociales croissantes. Le Président peut continuer d’affirmer que « Notre nation rouge ne changera jamais de couleur » et rappeler des paroles de Mao qui encourageait à « rester modestes, prudents et sans arrogance ni témérité dans leur travail » et de « préserver un mode de vie simple ». C’est un encouragement à la lutte contre la corruption. Le Président y a gagné le surnom de nouveau « Mao Zedong ».

En interne, les responsables sont appelés à combattre « les valeurs occidentales dangereuses » au nombre de 7 : les valeurs universelles prônant les droits de l’homme, l’indépendance des médias, la société civile, les droits des citoyens, les critiques des erreurs du Parti, la classe capitaliste privilégiée et l’indépendance de la justice.

Alors, bienvenu le retour de Mao.

Mais les nouveaux dirigeants chinois ne bénéficient plus de la légitimité des grands anciens, comme Jiang Zemin ou Hu Jintao en avaient pofité.

Fragilité et instabilité latente pour la Chine? Comment faire face à de nombreux défis : suppression des weibos, montée des revendications, critiques écologiques, ralentissement de la croissance économique, défis de l’urbanisation ?

Le principal défi reste le même : l’économie mondiale no 2 veut devenir no 1.