18/01/2013

Mystérieux et envoutant Maroc

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La Place Jemaa el Fna, Marrakech

Les fêtes de la fin d’année se sont terminées à Marrakech dans des Riads et Palais, chez des amis.

Ensuite, il est temps de découvrir le triangle de l’Argan : je veux dire la zone Marrakech, Essaouira, Taroudannt.

On quitte la Palmeraie de Marrakech et empruntons l’autoroute vers l’ouest pour regagner l’Atlantique.

Il faut se méfier des nombreux radars installés tout au long. Les chauffeurs s’avertissent par un appel de phares.

On s’arrête au bord de l’autoroute par deux endroits pour photographier des chèvres installées dans des arganiers, comme des décorations blanches.

L’argan est connue pour son huile et ses propriétés : c’est très bon contre le diabète. Le matin, on se prépare un Amlou composé d’huile d’argan, de miel et d’amandes. Une bombe énergétique qui vous fera attendre tardivement les repas suivants.

On fait même du vin d’Argan, vendu cinq fois plus cher, qu’un vin marocain équivalent !

La récolte et la préparation de l’huile d’argan sont assurées exclusivement par des femmes regroupées en coopératives.

Hors de l’autoroute, on découvre des villages propres : Hassan II avait développé de nombreux barrages dans le Maroc ; son fil, surnommé « M6 », Mohammed VI, a accru les voies de communication avec un plan autoroutier et entrepris des programmes de construction d’écoles et de logements sociaux. D’ici à quelques années, tout citoyen devra avoir son propre logement !

On traverse Chichaoua, fameux pour ses tapis de couleur rouge puis Sidi al Mokhtar et son marché du mercredi.

Il n’existe pas de chameaux à deux bosses au Maroc : seulement des dromadaires ! On en croise d’ailleurs beaucoup.

Au loin, les bergers, les moutons, la sècheresse, les rochers, les oueds. On remarque des silos horizontaux, recouverts d’argile, qui assurent le stockage de la paille. Dans quel siècle est-on ? Peu importe, les gens sont heureux ; nous aussi ! Alhamdulillah, Merci à Dieu!

On atteint Essaouira. Le séjour à l’hôtel, l’Heure bleue, est très agréable. Apres avoir découvert les Amériques, Espagnols et Portugais s’installent au 16ème siècle sur les cotes du Maroc. Les Portugais créent Mogador, devenue Essaouira. Le charme d’autrefois est maintenu avec ses remparts, son port, la sqala (ancien arsenal) de la casbah, ses rues étroites et animées avec les vendeurs aux échoppes colorées.

La ville vit de la pêche, des poissons, du bois de thuyas (utilisés pour la construction navale, en plus de l’acajou et de l’eucalyptus), de l’argan.

On poursuit sur le sud pour passer par Agadir. La ville a été dévastée par le tremblement de terre de 1962. Tout le monde s’en souvient 50 ans plus tard. On traversera auparavant Imsouane ; on longe le bord de l’Atlantique : c’est grandiose. On se trouve au milieu d’un projet touristique en super développement : celui de Taghazout. C’est le paradis des surfers. Les gens ont la peau plus sombre au fur et a mesure de notre descente vers le sud.

Mais on tournera au niveau d’Agadir en direction de l’intérieur des terres ou nous atteindrons Taroudannt. Elle fut la capitale de la dynastie sadienne (1520-1541), avant Marrakech. C’est la capitale de l’orange et un marché important. Ses remparts sont impressionnants comme ses souks. Beaucoup compare Taroudannt à la Marrakech d’autrefois ou à la Petite Marrakech.

Le riad Dar Zitoune, tenu par un suisse, est une belle alternative à la Gazelle d’Or. On y mange bien!

Terminons le troisième coté du triangle, en empruntant la route longue mais superbe qui emprunte le col du Tizi n Test (2092 mètres) et qui traverse Asni, au pied du Parc national de Toubkal , et d’autres villages si parfaitement intégrés au paysage, en épousant la couleur locale de la pierre.

Puis arrivée à Marrakech, la capitale berbère du Sud. Fondée par les Almoravides (Youssef bin Tachfin, 1062), elle est prise par les Almohades et elle attire de nombreux savants et poètes (Averroès, mort en 1198). La Koutoubia sera érigée en 1157. La dynastie s’éteindra en 1276.

Il faudra attendre 250 ans pour que s’installent les Saadiens (1524) puis les Alaouites qui règnent sur le Maroc depuis 1659; ce sera l’époque de la medersa Ben Youssef, école de théologie coranique,et  celle des palais el Badi et de la Bahia.

Ne manquer pas la place Jemaa el Fna et les souks fameux !

03/01/2013

Essaouira

Maroc, Essaouira, Marrakech

"Si tu ne peux pas être une étoile au firmament, sois une lampe chez toi." Proverbe marocain