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  • La Mission Hasekura

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    7 ans de mission: de 1613 à 1620.

     Hasekura et le galion San Juan Bautista

    Il y a 400 ans, la première expédition diplomatique envisageait le début de relations commerciales entre le Japon et la Nouvelle espagne.

    En Octobre 1613, sortait du port de Tsukinoura, le bateau Saint Jean Baptiste.

    L’expedition maritime eut lieu sous les ordres du Seigneur de Sendai, Masamune Date. Elle fut conduite par le samouraï Tsunenaga Hasekura (1571-1622), en qualité d’Ambassadeur, qui fut accompagné de 180 hommes.

    Après 3 mois de traversée, l’expédition atteint Acapulco en janvier 1614. Après la traversée de Mexico, c’est en juin que le samouraï ainsi qu’une vingtaine de membre de la délégation quittèrent le port de San Juan de Ulua, Veracruz, pour rejoindre Séville, en passant par la Havane.

    Le samouraï fut reçu par le Roi Felipe III d’Espagne à qui furent transmises les lettres de Masamune Date. Hasekura se rendit aussi au Vatican en 1615 où il rencontrera le Pape Paul V. Hasekura se convertira au christianisme la même année.

    La mission regagna Mexico en 1617 et quitta Acapulco en 1618 en direction de Manille. La réponse du Roi d’Espagne se fit attendre. La mission dut quitter Manille avant de connaître la position de l’Espagne.

    La mission dura 7ans.

    La réponse de l'Europe fut négative. En effet, à cette époque, le Japon était hostile au christianisme sur son sol. Le Japon entrera par la suite dans sa période d’isolationnisme (sakoku).

    Il faudra attendre 1852 pour que les premières relations commerciales s’établissent.

    Aujourd’hui, 4 siècles après la mission Hasekura, Mexique et Japon sont de solides partenaires commerciaux.

     

     

  • Hugo Chavez : plus que Bolivar, Jésus Christ !

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    Chavez et Bolivar

    Ils étaient réunis nombreux hier le 20 janvier, date de son nouveau mandat de Président. Dans les rues du Venezuela, de grandes pancartes apparaissaient sans ambigüités pour le comparer à un prodige. Les gens sont admirateurs, fanatiques de l’homme. C’est un héros ! On a besoin de lui ! Il reviendra de Cuba !

    Il est sur qu’il reviendra un jour. On le pleurera alors ; il sera vedette, martyr, saint ; on en parlera longtemps, comme on parle encore de Eva Perón qui mourut à 33 ans !

    Mais après les pleurs, il faudra penser à reconstruire l’économie du pays! Quelle est la principale richesse du pays ? Le pétrole ! Et qu’en a-t-on fait?

    Le Venezuela et le Mexique sont deux pays producteurs de pétrole avec une moyenne d’un peu moins de 3 millions de barils par jour. Le Mexique a vu légèrement sa production baisser par manque d’investissements au sein de la société nationale Pemex qui malgré tout génère des ressources financières importantes pour le pays.

    Intéressons nous au cas du Venezuela. Lorsque Chavez est arrivé au pouvoir, en 1998, le pays produisait 3.3 millions de barils jour et en facturait 2.7 millions.

    Aujourd’hui la production est de 2.4 millions. Et seuls 900.000 sont facturés (essentiellement aux Etats-Unis). Le reste ? 800.000 pour usage interne du pays, 300.000 aux pays des Caraïbes (peuvent-ils payer?), 100.000 à Cuba (qui paierait !), etc...

    C’est beau de s'attribuer les ressources d’un pays et de faire des cadeaux royaux à des pays amis, sur le dos de ses sujets. Malgré cela, le peuple redemande du Chavez. Le populisme fait recette!

    Comme avec l’alcool, les lendemains peuvent être difficiles.

  • La fin du Monde selon les Mayas.

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    Quel peuple magique que celui des Mayas, qui ont su garder leurs croyances, traditions, habitudes, malgré les destructions que les Espagnols leur imposèrent, il y a 500 ans!

    Et de repenser à l’ordre donné par l’évêque Fray Diego de Landa de bruler tous les livres mayas sacrés de l’Epoque!

    Les Mayas furent à l’origine de la construction d’importantes cités ; ils étaient très avancés en astronomie, en mathématiques, en écriture hiéroglyphique, en agriculture.

    On ne peut que constater l’exactitude de leurs calendriers ; le calcul des évènements célestes passés et futurs, liés à une cosmogonie dans laquelle le temps est conçu de manière circulaire, c’est à dire cyclique.

    Et ce jour (d’autres parlent du 23 décembre) correspond à la fin d’un cycle et au début d’un nouveau.

    Dans l’Etat du Tabasco, le Monument 6 de Tortuguero a été édifié, il y a 1300 ans. Il ne fut découvert qu’en 1958. Le message indique la venue d’un dieu – le Seigneur de la Lumière- qui descendra du ciel, lors de l’achèvement du cycle de 5125 ans. Et ce jour est aujourd’hui.

     Le calendrier maya est basé sur deux comptes :
    - le compte long dont l’origine remonte au 13 aout 3114 avant JC (il correspond au 13.0.0.0.0) et qui se termine le 21 décembre 2012 ;

    - le compte court, avec deux calendriers : l’un solaire de 365 jours, l’autre rituel de 260 jours. Ces deux calendriers coïncidaient chaque 52 ans. A noter que la construction de nouvelles plateformes dans les Pyramides avait lieu tous les 52 ans. Chiffre magique au Mexique !

    Les Mayas ont prédit des évènements pour après 2012 ; il suffit de se rendre à Palenque dans le Temple des Inscriptions ou il est annoncé des faits d’ici à 2000 ans.

    La seule prophétie maya concernant la fin du monde en 1887 après JC avait été rapportée dans le codex Chilam Balam.

    La fin du monde a certes été imaginée plus de 30.000 fois dans l’histoire. Rassurons nous !

    Vous pouvez trouver davantage d’informations sur le site maya en français:

    http://www.mundomaya.travel/fr.html