19/05/2013

Au Bengladesh

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Le chantier naval de Chittagong

On parle ces jours de ce pays, alors que l’on recense les morts à la suite d’un incendie dans des ateliers de textile. 1000 morts à ce jour ! Des confectionneurs à bas prix pour l’industrie des marques occidentales !

Je pense au port de Chittagong, deuxième ville du Bangladesh, spécialisé dans la démolition navale. Aucun pays occidental ne s’expose à réaliser ces taches. Trop dangereux !

Il en est de même pour la destruction des déchets ultimes nucléaires.

Qui accepte de faire le sale boulot? : des pays qui sont les plus pauvres sur la Planète.

Dans tous ces cas, beaucoup d’occidentaux peuvent apparaître négligents quant au contrôle du cycle intégral de la production à la destruction. Insistons pour que les industriels soient davantage responsables à tous les stades des filières.

Le Bengladesh, c’est 160 millions d’habitants, avec plus de musulmans qu’hindouistes.

Un pays ou les Tigres du Bengale continuent de faire 50 morts par an et où la capitale Dhaka laisse exploiter les enfants mineurs.

Aux portes de la jungle, à 300 km de Dacca, dans le delta du Gange, proche des Sundarbans, au milieu des daims, des sangliers et des singes, règnent les tigres. Les hommes le chassent ; si ils sont tués, ce sera la faute de leur épouse ! Elle sera alors répudiée et forcée de rejoindre les autres « veuves du Tigre » dans le village de Kaboura.

Le « Sunderban Tiger Project » veille à ce que les tigres ne soient pas exterminés car ce sont eux qui protègent la foret de la main de l’homme. Ne les tuons pas !

Dans le village de Koutna (?), dans la jungle toujours, vit au bord de la route, le « clan du serpent ». Des nomades qui regroupent une soixantaine de familles. Comme les Roms, ils sont venus d’Asie au 10ème siècle. Ils vivaient sur des bateaux auparavant avant de squatter aujourd’hui le bas des routes. Ils sont fiers mais les locaux les rejette et les méprise.

Ils se sont spécialisés dans le combat avec les serpents dont le fameux Cobra royal.

On arrive à Dhaka qui se trouve au milieu de 10 millions d’habitants. On y note la pollution et la sècheresse. C’est une jungle urbaine, ou tentent de survivre les enfants. Le Gouvernement ne leur offre aucune protection sociale. Souvent abandonnés dès le très jeune âge par leurs familles, ils embarquent sur un train pour une destination inconnue. Bien souvent, ils terminent en gare de Dhaka. C’est l’endroit ou ces perdus se retrouvent, ou ils dorment, ou ils étudient quelquefois.

L’ « Association Partenaire » est française ; le centre regroupe une soixantaine de garçons et filles abandonnés. Beaucoup d’enfants sont malades ou attrapent une pneumonie dans la ville. L’espérance de vie chez les enfants de la rue ne dépasse pas les 20-25 ans.

Les enfants ne connaissaient que les lois de la rue et sont difficilement adaptables au début de leur séjour dans les centres qui les éloigneront des agressions sexuelles, viols, trafic d’organes. Et aussi protégés de la police, des voyageurs, de leur propre famille qui les « offrent » pour un peu d’argent.

Ils pourront même suivre des études supérieures et entrer de façon extraordinaire dans une vie future.

Une autre association est celle d’une riche veuve d’un avocat qui a créé le Shishu Tori qui ne s’occupe que de filles, plus fragiles ( !) que les garçons. Elle donne des cours en plein air sur les quais de gare.

05/02/2013

Retour sur les mégalithes des temples du bord du Nil

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L’obélisque inachevé d’Assouan

Les colosses, les obélisques, des centaines de tonnes de blocs furent extraits de carrières par des bâtisseurs hors pairs.

-          Les colosses de Memnon (2 statues de 750 tonnes chacune) servaient d’entrée au temple funéraire  (l’Amenophium) d’Amenhotep III (1390-1352 avant JC). Les mégalithes faits de quartzite et non de grès, de granit ou de calcaire, viennent de la carrière de Gebel el Ahmar, proche du Caire, soit à 700 km du temple, comme le rappelle Zahi Hawass.

-         La carrière d’Assouan a vu la réalisation de nombreux obélisques. On a l’exemple de l’obélisque inachevé qui git encore dans la carrière de granite rose. Il y a 3500 années, cet obélisque de 32 mètres, fissuré, n’a pu donc être livré. On sait qu’a l’époque, les ouvriers procédaient au creusement de la pierre à hauteur d’un demi centimètre par jour. Il fallait donc un an et demi pour réaliser une tranche de 3 mètres. L’obélisque pour Hatshepsout pesa 350 tonnes et nécessita 350 personnes pour le transporter et le tirer sur une luge de bois.

-         La carrière de grès de Gebel el Silsileh (145 km au sud de Louxor ; 65km au nord d’Assouan) fut très utilisée au cours des 3 siècles de la dynastie grecque des Ptolémées. Il se construisit une trentaine de temples, le long du Nil : Philae, Assouan, Kom Ombo, Edfu, Dendera,...

18/01/2013

Mystérieux et envoutant Maroc

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La Place Jemaa el Fna, Marrakech

Les fêtes de la fin d’année se sont terminées à Marrakech dans des Riads et Palais, chez des amis.

Ensuite, il est temps de découvrir le triangle de l’Argan : je veux dire la zone Marrakech, Essaouira, Taroudannt.

On quitte la Palmeraie de Marrakech et empruntons l’autoroute vers l’ouest pour regagner l’Atlantique.

Il faut se méfier des nombreux radars installés tout au long. Les chauffeurs s’avertissent par un appel de phares.

On s’arrête au bord de l’autoroute par deux endroits pour photographier des chèvres installées dans des arganiers, comme des décorations blanches.

L’argan est connue pour son huile et ses propriétés : c’est très bon contre le diabète. Le matin, on se prépare un Amlou composé d’huile d’argan, de miel et d’amandes. Une bombe énergétique qui vous fera attendre tardivement les repas suivants.

On fait même du vin d’Argan, vendu cinq fois plus cher, qu’un vin marocain équivalent !

La récolte et la préparation de l’huile d’argan sont assurées exclusivement par des femmes regroupées en coopératives.

Hors de l’autoroute, on découvre des villages propres : Hassan II avait développé de nombreux barrages dans le Maroc ; son fil, surnommé « M6 », Mohammed VI, a accru les voies de communication avec un plan autoroutier et entrepris des programmes de construction d’écoles et de logements sociaux. D’ici à quelques années, tout citoyen devra avoir son propre logement !

On traverse Chichaoua, fameux pour ses tapis de couleur rouge puis Sidi al Mokhtar et son marché du mercredi.

Il n’existe pas de chameaux à deux bosses au Maroc : seulement des dromadaires ! On en croise d’ailleurs beaucoup.

Au loin, les bergers, les moutons, la sècheresse, les rochers, les oueds. On remarque des silos horizontaux, recouverts d’argile, qui assurent le stockage de la paille. Dans quel siècle est-on ? Peu importe, les gens sont heureux ; nous aussi ! Alhamdulillah, Merci à Dieu!

On atteint Essaouira. Le séjour à l’hôtel, l’Heure bleue, est très agréable. Apres avoir découvert les Amériques, Espagnols et Portugais s’installent au 16ème siècle sur les cotes du Maroc. Les Portugais créent Mogador, devenue Essaouira. Le charme d’autrefois est maintenu avec ses remparts, son port, la sqala (ancien arsenal) de la casbah, ses rues étroites et animées avec les vendeurs aux échoppes colorées.

La ville vit de la pêche, des poissons, du bois de thuyas (utilisés pour la construction navale, en plus de l’acajou et de l’eucalyptus), de l’argan.

On poursuit sur le sud pour passer par Agadir. La ville a été dévastée par le tremblement de terre de 1962. Tout le monde s’en souvient 50 ans plus tard. On traversera auparavant Imsouane ; on longe le bord de l’Atlantique : c’est grandiose. On se trouve au milieu d’un projet touristique en super développement : celui de Taghazout. C’est le paradis des surfers. Les gens ont la peau plus sombre au fur et a mesure de notre descente vers le sud.

Mais on tournera au niveau d’Agadir en direction de l’intérieur des terres ou nous atteindrons Taroudannt. Elle fut la capitale de la dynastie sadienne (1520-1541), avant Marrakech. C’est la capitale de l’orange et un marché important. Ses remparts sont impressionnants comme ses souks. Beaucoup compare Taroudannt à la Marrakech d’autrefois ou à la Petite Marrakech.

Le riad Dar Zitoune, tenu par un suisse, est une belle alternative à la Gazelle d’Or. On y mange bien!

Terminons le troisième coté du triangle, en empruntant la route longue mais superbe qui emprunte le col du Tizi n Test (2092 mètres) et qui traverse Asni, au pied du Parc national de Toubkal , et d’autres villages si parfaitement intégrés au paysage, en épousant la couleur locale de la pierre.

Puis arrivée à Marrakech, la capitale berbère du Sud. Fondée par les Almoravides (Youssef bin Tachfin, 1062), elle est prise par les Almohades et elle attire de nombreux savants et poètes (Averroès, mort en 1198). La Koutoubia sera érigée en 1157. La dynastie s’éteindra en 1276.

Il faudra attendre 250 ans pour que s’installent les Saadiens (1524) puis les Alaouites qui règnent sur le Maroc depuis 1659; ce sera l’époque de la medersa Ben Youssef, école de théologie coranique,et  celle des palais el Badi et de la Bahia.

Ne manquer pas la place Jemaa el Fna et les souks fameux !