04/06/2013

Ramsès II

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 Hiéroglyphes dans une chambre du temple de Ramsès II d’Abu Simbel

Ramsès II s’éteint en 1213 avant JC, c’est à dire il y a 3200 ans !

Monté au pouvoir à 25 ans, il régna 67 ans et meurt à 92 ans.

Fils de Seti I, grand souverain, il fut à l’origine du 1er traité de paix, signé avec les Hittites ; il rétablira dans la capitale religieuse du pays, à Thèbes, le culte de Amon Râ ; il fit réaliser entre autres le temple de Ramesseum et les 2 temples d’Abu Simbel, l’un pour son épouse préférée Néfertari, l’autre pour lui.

Il eut une autre épouse aimée Isis-Nefret et de nombreuses concubines ; au total quelques 108 enfants.

Lors de son embaumement, le Dieu des Morts Anubis, est présent. Le cortège funéraire accompagnera le sarcophage de la momie jusqu'à Thèbes, ou il sera installé dans un tombeau proche de celui de son père, sur la rive occidentale du Nil, dans la vallée des Rois.

Il faudra laisser passer des siècles avant que l’on ne retrouve le tombeau de Ramsès II.

Ce n’est qu’en 1817 que le britannique Henry Salt découvrira le couloir menant au tombeau de Ramsès II.

Ensuite, Charles X finance avec le Duc de Toscane une expédition sur l’Egypte. C’est l’époque de Champollion et de l’italien Rossellini.

Il faudra attendre 1843 que le savant et photographe prussien Lepsius arrive à Thèbes. Il atteindra le tombeau sans trouver de momie ni d’objets funéraires. Il laissera à la postérité le tracé détaillé du tombeau et de ses accès.

En 1881, Gustave Maspero (après Mariette) est nommé à la Direction des Antiquités. C’est l’époque ou le souk de Louxor est en développement économique et à la mode. On fait du trafic de pièces antiques. Maspero est chargé de surveiller et arrêter le trafic. Il sera aidé par la piste de Ahmed Abd el Rassoul (vivant dans le village de Gournah) qui se confiera et expliquera avoir identifié 10 ans plus tôt, un puits dans la montagne à Deir el Bahari, qui regorge de trésors et de quelques 48 momies royales, dont celle de Ramsès II.

Que font elles ici ?

Déjà 1000 ans avant JC, les pillages existent. Pour faire face à ceux ci, au moment de la gravité des situations économique, politique et sociale que connaît l’Egypte, autour de 979-960 seront organisés des transferts des tombes royales vers un lieu sur. C’est alors qu’en 3 nuits, momies et mobiliers funéraires seront déplacés. Les informations seront consignées dans des procès verbaux apparaissant sur les sarcophages. Sur celui de Ramsès II, on sait qu’il a quitté sa tombe pour rejoindre celle de son père Seti I avant d’être déplacé vers le puits. Et tout comporte des dates précises.

La momie de Ramsès est démaillotée en 1886. On constate qu’elle renferme un cartouche qui permet de l’identifier.

Des 1902, la momie est exposée au Musée des Antiquités du Caire. Pierre Lotti signalera l’état de détérioration de la momie.

Apres la conviction par Giscard d’Estaing sur son homologue Sadate de transférer la momie à Paris pour son traitement, la demande est acceptée. Ramsès II obtiendra un passeport et sera promené comme un souverain –passant par la place de la Concorde, au pied de son obélisque- pendant son séjour de 8 mois à Paris, à compter de Septembre 1976. Un traitement aux rayons gammas permettra l’arrêt de la destruction de la momie.

 

Ensuite, elle a regagné son pays et peut être à nouveau exposée.

19/05/2013

Au Bengladesh

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Le chantier naval de Chittagong

On parle ces jours de ce pays, alors que l’on recense les morts à la suite d’un incendie dans des ateliers de textile. 1000 morts à ce jour ! Des confectionneurs à bas prix pour l’industrie des marques occidentales !

Je pense au port de Chittagong, deuxième ville du Bangladesh, spécialisé dans la démolition navale. Aucun pays occidental ne s’expose à réaliser ces taches. Trop dangereux !

Il en est de même pour la destruction des déchets ultimes nucléaires.

Qui accepte de faire le sale boulot? : des pays qui sont les plus pauvres sur la Planète.

Dans tous ces cas, beaucoup d’occidentaux peuvent apparaître négligents quant au contrôle du cycle intégral de la production à la destruction. Insistons pour que les industriels soient davantage responsables à tous les stades des filières.

Le Bengladesh, c’est 160 millions d’habitants, avec plus de musulmans qu’hindouistes.

Un pays ou les Tigres du Bengale continuent de faire 50 morts par an et où la capitale Dhaka laisse exploiter les enfants mineurs.

Aux portes de la jungle, à 300 km de Dacca, dans le delta du Gange, proche des Sundarbans, au milieu des daims, des sangliers et des singes, règnent les tigres. Les hommes le chassent ; si ils sont tués, ce sera la faute de leur épouse ! Elle sera alors répudiée et forcée de rejoindre les autres « veuves du Tigre » dans le village de Kaboura.

Le « Sunderban Tiger Project » veille à ce que les tigres ne soient pas exterminés car ce sont eux qui protègent la foret de la main de l’homme. Ne les tuons pas !

Dans le village de Koutna (?), dans la jungle toujours, vit au bord de la route, le « clan du serpent ». Des nomades qui regroupent une soixantaine de familles. Comme les Roms, ils sont venus d’Asie au 10ème siècle. Ils vivaient sur des bateaux auparavant avant de squatter aujourd’hui le bas des routes. Ils sont fiers mais les locaux les rejette et les méprise.

Ils se sont spécialisés dans le combat avec les serpents dont le fameux Cobra royal.

On arrive à Dhaka qui se trouve au milieu de 10 millions d’habitants. On y note la pollution et la sècheresse. C’est une jungle urbaine, ou tentent de survivre les enfants. Le Gouvernement ne leur offre aucune protection sociale. Souvent abandonnés dès le très jeune âge par leurs familles, ils embarquent sur un train pour une destination inconnue. Bien souvent, ils terminent en gare de Dhaka. C’est l’endroit ou ces perdus se retrouvent, ou ils dorment, ou ils étudient quelquefois.

L’ « Association Partenaire » est française ; le centre regroupe une soixantaine de garçons et filles abandonnés. Beaucoup d’enfants sont malades ou attrapent une pneumonie dans la ville. L’espérance de vie chez les enfants de la rue ne dépasse pas les 20-25 ans.

Les enfants ne connaissaient que les lois de la rue et sont difficilement adaptables au début de leur séjour dans les centres qui les éloigneront des agressions sexuelles, viols, trafic d’organes. Et aussi protégés de la police, des voyageurs, de leur propre famille qui les « offrent » pour un peu d’argent.

Ils pourront même suivre des études supérieures et entrer de façon extraordinaire dans une vie future.

Une autre association est celle d’une riche veuve d’un avocat qui a créé le Shishu Tori qui ne s’occupe que de filles, plus fragiles ( !) que les garçons. Elle donne des cours en plein air sur les quais de gare.

05/02/2013

Retour sur les mégalithes des temples du bord du Nil

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L’obélisque inachevé d’Assouan

Les colosses, les obélisques, des centaines de tonnes de blocs furent extraits de carrières par des bâtisseurs hors pairs.

-          Les colosses de Memnon (2 statues de 750 tonnes chacune) servaient d’entrée au temple funéraire  (l’Amenophium) d’Amenhotep III (1390-1352 avant JC). Les mégalithes faits de quartzite et non de grès, de granit ou de calcaire, viennent de la carrière de Gebel el Ahmar, proche du Caire, soit à 700 km du temple, comme le rappelle Zahi Hawass.

-         La carrière d’Assouan a vu la réalisation de nombreux obélisques. On a l’exemple de l’obélisque inachevé qui git encore dans la carrière de granite rose. Il y a 3500 années, cet obélisque de 32 mètres, fissuré, n’a pu donc être livré. On sait qu’a l’époque, les ouvriers procédaient au creusement de la pierre à hauteur d’un demi centimètre par jour. Il fallait donc un an et demi pour réaliser une tranche de 3 mètres. L’obélisque pour Hatshepsout pesa 350 tonnes et nécessita 350 personnes pour le transporter et le tirer sur une luge de bois.

-         La carrière de grès de Gebel el Silsileh (145 km au sud de Louxor ; 65km au nord d’Assouan) fut très utilisée au cours des 3 siècles de la dynastie grecque des Ptolémées. Il se construisit une trentaine de temples, le long du Nil : Philae, Assouan, Kom Ombo, Edfu, Dendera,...