05/04/2014

Marseille

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Notre Dame de la Garde. Marseille, ville phocéenne (6ème s. Avant JC), grecque, romaine, médiévale, chargée d'histoire. 1- Visite de l'exposition Volubilis au Mucem. Il s'agit de pièces de bronze principalement grecques, sous l'Empire romain, entre -2s. et +2 s. après JC. Volubilis était la probable résidence de Juba ll, roi de Maurétanie (de 25 av à +23 après JC), qui épousa en 19 av JC Cléopâtre Séléné, fille de la grande Cléopâtre et de Marc Antoine. C'est Octave Auguste qui le placera sur le trône. Il fera de même avec son fils Ptolémée, qui sera assassiné à Lyon sur ordre de l'empereur Caligula en 39 après JC. Volubilis se trouvé au Maroc. de nombreuses pièces proviennent du musée de Rabat. 2- Notre Dame de la Garde En 1214, une chapelle est édifiée et dédiée à la Vierge Marie. En 1524, elle se trouve à l'intérieur d'un des 2 forts que François ler décide d'édifier. Ce fut après la tentative de prise de la Ville de Marseille par Charles Quint. En 1481, la Provence avait rejoint la France. Un plus grand sanctuaire Basilique fut démarré en 1853 (Mr Mazenod) et terminé en 1861. Style romano-byzantin. Pierres blanches et pierres vertes en façade. Importants panneaux de mosaïque à l'intérieur. Collections d'ex-votos aux murs et suspendus. 3- Saint Victor L'abbaye est construite au 5ème s par Jean Cassien. Les débuts de la 1ère mission chrétienne sur la Gaule remonte au milieu du 3ème s. Elle sera construite sur une ancienne carrière qui fut aussi une nécropole grecque et romaine. Guillaume de Grimoard, abbé de Saint-Victor en 1361, est nommé pape en 1362 sous le nom d'Urbain V. Il confie l'agrandissement de l'église dès janvier 1363.

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La figure du chapiteau serait celle de Lazare, évêque d'Aix-en-Provence, venu à Marseille. Sur le bas-relief, Madeleine est représentée.

27/02/2014

Stratégie de sécurité dans l’Océan Indien

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Le port de Muscat ; au fond, le yacht Al Said, propriété du Sultan Qaboos bin Said Al Said

Pour un bateau de croisières ou un bateau privé, la crainte est toujours la même : celle d’y rencontrer des pirates.

Allions nous renoncer à notre croisière sur le catamaran?

Certes, il fut convenu dans le tracé d’éliminer des zones à hauts risques, c’est à dire au large de la corne de l’Afrique et face à la Somalie. Mais si autrefois, les pirates restaient à une centaine de miles de leurs bases terrestres, on peut en retrouver aujourd’hui à plusieurs centaines de miles.

On les sait très équipés en bateaux rapides (ils se déplacent souvent à deux) et ils peuvent être relayés en pleine mer par des bateaux assurant une base logistique en se confondant avec des bateaux de pêche.

Quand ils se dirigent vers leur proie, ils sont moins d’une dizaine de personnes sur-armées et munies d’une échelle télescopique pour s’accrocher au bateau. Et ces hommes singes-araignées sont très habiles pour arriver à leur fin. Ils grimpent, ils crient, ils sont souvent désordonnés et contradictoires dans les ordres qu’ils lancent. Et dans tous les cas, il y a vraiment à craindre.

Quand on a cela en tête, on peut toujours décider de ne pas s’embarquer dans cette expédition! Et faire marche arrière n’aurait rien de déshonorant !

Mais la nature humaine aime aussi à rêver et se laisser transporter en imaginant quitter Dubaï, traverser l’océan jusqu’en Inde pour atteindre Mumbai par la mer. Longer la côte ouest du Karnataka et du Kerala, terminer par Kochin, se rendre aux Maldives, aux Seychelles et atteindre Zanzibar. Puis regagner la côte africaine à Mombasa, Dar es Salaam, stopper à Nosy Be (petite île du NO de Madagascar), ensuite Maputo pour terminer au Cap, après des escales au pays des Zoulous encore fortement marqués par le décès de leur grand Maitre Nelson Mandela en décembre dernier.

Et tout cela sur un catamaran de 35 mètres, avec 15 passagers et 7 membres d’équipage !

Alors certes peur, risques, questions, votes pour l’abandon du projet sont évoqués. Et puis, la décision finale. On y va ! C’était quatre mois plus tôt à Londres! On fera cette traversée en suivant plus ou moins l’itinéraire rêvé. Et l’on partirait de Dubaï, pour des raisons de logistique.

Mais il faudra certes se protéger contre les risques de piraterie et mettre en place un plan de sécurité.

Heureusement, nous avions parmi les passagers un homme très connu, T.S., britannique de 65 ans, diplomate et conseiller politique. Entre autres, spécialiste du monde Arabe, proche du Sultan d’Oman (ce qui peut toujours aider) et ancien du MI6 (Services des R.E.) de sa Majesté Britannique.

C’est grâce à la présence de T.S., à sa connaissance de la région et à son assurance que nous avions voté favorablement la poursuite de notre aventure.

Arrivés à Dubaï, nous sommes allés découvrir la plus haute tour du monde, le Burj Khalifa, puis avons dégusté le meilleur risotto aux truffes dans le Armani Ristorante, au rez de chaussée de la tour.

On nous a rappelé l’histoire de la famille Maktum venue d’Abu Dhabi s’installer à Dubaï en 1833. Le démarrage de Dubaï a véritablement commencé dès 1959, lorsque le Roi du Koweït a décidé du financement de la crique et du port que l’on connaît aujourd’hui.

Nous avons regardé au loin une course de dhows, ces voiliers en bois et à la voile triangulaire.

Pendant ce temps, des contacts ont été pris pour annoncer notre arrivée dans les 48 à 72 heures à Oman, au port du Sultan Qaboos, le port de Muscat.

Nous avons convenu qu’il n’y avait pas d’escale intéressante entre Dubaï et Oman, si ce n’est le triste émirat de Fujaïrah avec ses montagnes d'Hajar.

A proximité de Dubai, Abu Dhabi. Nous visiterions les 4 musées en cours de construction, lors d’un autre voyage. Nous vîmes sur une carte d’Abu Dhabi, une zone mentionnée près du Jebel Dhanna qui était fréquentée au 19ème siècle par les pirates. Décidément ces derniers avaient été présents dans la zone et l'étaient actuellement dans nos esprits.

Il fut finalement décidé que nous rejoindrions directement l’équipage et le bateau au port de Muscat et que le voyage serait ainsi plus rapide par avion. Nous échapperions aussi au passage du détroit d’Ormuz.

J’appris plus tard que c’est le même britannique T.S. qui avait demandé à rencontrer au plus tôt l'un des conseillers du Sultan d'Oman pour nous recommander la stratégie en matière de sécurité du voyage.

Nous avons volé jusqu'à Muscat en un peu plus d’une heure et nous avons posé les bagages à l'hôtel Al Bustani, situé en bord de mer et proche du port.

Nous sommes allés visiter le Fort Nakhal qui fut l’ancienne résidence familiale de l’Emir en 1863. Il est situé à 120 km de Muscat dans une très belle palmeraie.

Nous avons flâné au musée Bait al Zubair et au souk Muttrah, face au port de Muscat.

Quelques trois jours plus tard, nous embarquions sur le catamaran, accosté à côté de l’un des yachts du Sultan.

Nous quittèrent le port puis entrâmes dans les eaux territoriales lorsqu'un vaisseau s’approcha.

Trois hommes munis de plusieurs sacs remplis d’armes et de matériels électroniques, deux Sri Lankais et un Indien, en descendirent. C'étaient d'anciens militaires. Ils intégrèrent le catamaran en saluant chacun de nous puis ils expliquèrent leur rôle en matière de sécurité. Au cours des deux derniers jours, T.S. avait négocié leur mission avec une société spécialisée d'Oman. Ils nous accompagneraient jusqu'à Dar es Salaam.

Depuis cet instant, nous étions pleinement rassurés.

19/10/2013

Retour à Mexico

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Lithographie de Casimiro Castro, 1855 : On embarquait sur le canal de la Viga, reliant le lac de Xochimilco au Zocalo, comme au temps des Aztèques.

4 mois de voyages, c’est à la fois long et court !

J’aurais visité et découvert de nouveaux espaces, contrées, cultures, cuisines, personnes, lectures, temps, édifices, ruines, etc.

L’anglo-saxon pourra me demander : So what ? Je n’ai pas de réponse précise à lui fournir.

Mais je sais que j’ai vécu intensément tous les instants de ces situations. J’aime les voyages.

J’ai mangé les meilleurs filets d’agneau à Istanbul, dégusté les yaourts non pasteurisés d’Ouzbékistan, photographié les dromadaires devant un temple de l’ancienne Merv, marché deux km pour atteindre la frontière du Turkménistan, admiré les ballets de danse El Merosi de Samarkand, dormi au prestigieux Sofitel d’Ashgabad, aperçu le Président Gurbanguly Berdimuhamedow dans beaucoup des lieux publics, vu depuis un minaret les couchers de soleils à Khiva, pris un massage à l’aéroport d’Istanbul et à Boukhara, déjeuné à la Chèvre d’Or d’Eze, assisté aux grandes voiles de Toulon, rencontré PPDA, découvert le Mucem de Marseille et sa remarquable expo du Noir et Bleu, redécouvert les Impressionnistes au musée Granet d’Aix, été au départ d’une course des voiles d’Or de Saint Tropez, apprécié du bar à la ligne de l’Oursinado, dormi à la Mirande à Avignon, visité la cite des Papes et le musée Calvet, passé deux nuits à Beaune à l’hôtel du Cep, découvert le Dalineum, déjeuné au Charlemagne a Pernand Vergelesses, admiré la philosophie des créateurs de l’Hôtel Dieu de Beaune, acheté du Chambolle-Musigny au Château André Ziltener, dégusté au Caveau Napoléon de Fixin, visité Fontainebleau, terminé les voyages au Westminster de Paris, déjeuné au Minipalais, apprécié le temps et sa météo dans l’ensemble, lu Bilkis la princesse de Saba et les Jardins de Lumière d’Amin Maalouf au temps de Mani, etc, etc...

Mani, quelle vision humaniste au IIIème siècle de notre ère !

J’ai aussi acheté le dernier livre de Jean d’Ormesson : « Un jour, je m’en irais sans en avoir tout dit ». Jean d‘O. lutte contre le cancer depuis le début de l’année. Enthousiaste, généreux, il parle de la force de l’Amour.

Il a raison. Courage Jean, nous t'aimons.

Il est exact que seul l’Amour importe.