20/02/2016

Mexique : 4 nouveaux sites archéologiques découverts à Oaxaca.

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Dans l’Etat de Oaxaca, il est recensé 4000 sites mais seuls 11 (dont Monte Alban et Mitla) sont ouverts au public. La raison est que l’Institut National d’Anthropologie et d’Histoire (INAH) n’a pas de budget. On découvre un site, on le photographie, on le dessine, on le répertorie et aussitôt on l’enterre à nouveau.

Au Mexique, il a été recensé 29.000 zones archéologiques (seules 181 sont ouvertes au public) et quelques 200.000 sites avec des vestiges préhispaniques.

 

19/02/2016

Afrique Secrète; Relations Afrique/Mexique

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Ce fut le titre de l'exposition de mes photos prises en 2014-15 au retour du Soudan, Niger, Namibie et Cameroun. Les photos servirent de support culturel aux exposés de géopolitique présentés par les Ambassadeurs Oñate et da Costa e Silva.

Pour voir les photos, se rendre sur www.jeanfrancoisdruz.com.

En la présence d'une douzaine d'Ambassadeurs, l'ancien Ambassadeur de France au Mexique, Daniel Parfait, a commenté les photos ce 3 février dernier. Voici son discours. Merci Daniel.

 

Tous ceux qui connaissent JFD savent qu’il a le sens de l’humour. C’est immédiatement ce que j’ai pensé quand il m’a proposé de dire quelques mots pour présenter son exposition de photos sur l’Afrique. En effet, l’Afrique est un continent où je n’ai jamais voyagé, dont je ne connais rien. Et l’autre continent dont j’ignore tout, c’est la photographie.

Il me restait donc à faire une soustraction : si on retire l’Afrique, dont l’ambassadeur va parler, et les photos, qui parlent d’elles-mêmes, il reste le photographe.

Je voudrais donc vous parler de JFD, de ce voyageur impénitent qui parcourt le monde avec une inépuisable curiosité. Il a ses habitudes de voyage, sa manière de régler son regard sur le monde. Qu’est ce qui le caractérise, le distingue ?

JFD ne voyage pas comme tout le monde. C’est un vrai voyageur, ceux dont Baudelaire disait :

                  … Les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
                  Pour partir ; …
                  Et sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

C’est exactement cela : JF, quand vous le rencontrez, rentre de voyage, et il s’apprête déjà à repartir, son appareil photo en bandoulière. Mais, il ne voyage pas comme la plupart d’entre nous.

D’abord, il prend le risque d’aller là où personne ne va. Qui se risquerait aujourd’hui à voyager au Soudan ? Vous verrez d’incroyables photos de ce voyage qu’il a entrepris avec Carmen. Il lui a très joliment dédié le livre magnifique où il raconte ce voyage en images. Meroe est une cité de légende. Capitale de la Nubie, elle a été dirigée, à plusieurs reprises par des reines, dont certaines sont devenues célèbres. Et puis, vers l’an 300, cette civilisation disparait, avalée par les sables. C’est à propos des monuments de Nubie qu’André Malraux a prononcé à l’Unesco, en 1960, cette phrase célèbre :

                  « Il n’est qu’un acte sur lequel ne prévale ni la négligence des constellations ni le murmure éternel des fleuves : c’est l’acte par lequel l’homme arrache quelque chose à la mort ».

Les nécropoles de Méroe ont résisté au sable, à la mort, mais elles gardent tout leur mystère. Ce mystère inspire JF et ses photos l’expriment. On est saisi d’un sentiment puissant en les regardant, d’un sentiment où la croyance en une forme de transcendance, qu’on peut appeler la foi, trouve dans l’art la manière d’échapper au temps.

Souvent, JF part seul. Non seulement il prend le temps de voyager, qui est le temps de comprendre, mais il s’immerge dans le pays. J’aurais presque envie de dire qu’il passe inaperçu, mais c’est difficile à imaginer. Pourtant, on sent dans les yeux qui regardent la caméra cette confiance qu’on éprouve à l’égard d’un ami. Comment aurait-il pu faire tant de photos qui mettent les gens à nu s’il n’avait su établir cette relation qui conduit ceux qu’on photographie à livrer une part d’eux-mêmes ? Nul n’aime vraiment être photographié sauf à porter un masque pour apparaitre autre que ce qu’on est : plus jeune, plus beau, plus intelligent. Rien de tel dans les portraits de JF : les gens y sont ce qu’ils sont. Ils sont l’exact contraire des photos de mode qui montrent autre chose que l’âme : des vêtements, des objets, un maquillage, rien d’intérieur. Même les jeunes gens, hommes et femmes, parés de couleurs vives destinées à séduire ou simplement habillés pour participer au festival de Gerewol, nous laissent lire, sous ces couleurs, le fond d’eux-mêmes.

Quel est le secret de JF pour obtenir que tous ces gens qu’il croise acceptent d’être dévoilés ? Au-delà même des liens d’amitié et de confiance que JF parvient à nouer, il y a la tendresse. On la sent affleurer dans chacune des photos. Ces gens sentent qu’il les aime. Avec lui, ils peuvent sans crainte être eux-mêmes. Ils se montrent tels qu’ils sont, le plus naturellement du monde.

Dans les photos de JF, il y a une forme de baiser. Dans Cyrano de Bergerac, Edmond Rostand écrit :

                  Un baiser, mais, à tout prendre, qu’est-ce ? …
                  Une communion ayant un goût de fleur,
                  Une façon d’un peu se respirer le cœur,
                  Et d’un peu se goûter, au bord des lèvres, l’âme.

Et l’âme apparait au bord de l’objectif. Je ne résiste pas à la tentation d’ajouter que le clic de l’appareil appelle une autre définition du baiser :

                  Un instant d’infini qui fait un bruit d’abeille.

Vous l’aurez compris : les photos de JF sont un langage poétique pour décrire, plutôt pour découvrir, c’est-à-dire retirer ce qui couvre, ce qui cache, plus encore pour aller au fond de l’humanité de ceux qu’il croise. Elles sont un hymne à l’humanité.

L’humanité, le mystère, que cherche JF ? quelle fin poursuit-il ? Part-il pour voyager, et en profite-t-il pour faire des photos, ou part-il pour faire des photos ? Les deux sont indissociables. Si JF avait vécu avant l’invention de la photo, il serait parti avec ses planches à dessin, ses carnets de voyage et, comme les explorateurs français du XIXème siècle, Alcide d’Orbigny, Aimé Bonpland et tant d’autres, nous aurait rapporté des croquis, des reproductions, des peintures aussi de la vie en ce temps-là. Je pense aussi à Désiré Charnay, le premier à publier des photographies de Mitla et de Chichen Itza que le musée de San Ildefonso a récemment présentées.

Les photos parlent d’elles-mêmes, elles disent beaucoup, je vais donc leur passer la parole, une parole silencieuse. Je terminerai simplement avec Baudelaire :

                  Etonnants voyageurs ! Quelles nobles histoires
                  Nous lisons dans vos yeux profonds comme les mers !

 

 

 

19/12/2015

Noël approche

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La Cathédrale au Zocalo, Sculptures de Javier Marin, Masques aux visages en forme de cœur

C’est la fin de l’année déjà.

Ici à Mexico, tout le monde est prêt pour la fêter.

De nouvelles zones apparaissent sur la carte du Mexique, où les services consulaires de l’Ambassade recommandent de ne pas trop circuler.

La carte peut faire peur. L’Ambassade dit qu’elle s’adresse aux néophytes qui ne connaitraient pas le pays et qui s’y rendraient pour la première fois.

Il faut mieux se renseigner avant son départ.

En l’analysant elle ressemble à celle que j’avais découverte avant ma visite au Niger, il y a trois mois. Et il est vrai qu’il faut bien ouvrir les yeux.

Profitez de vous promener dans le centre historique. Découvrez deux expositions du sculpteur Javier Marin, au palais Iturbide de la rue Madero et au Collège San Ildefonso. Le sculpteur, tout comme ses œuvres, est impressionnant.

Une exposition sur les masques est présentée au Palais National.

Parlant de masques, se rendre impérativement au Musée National d’Anthropologie, pour admirer l’expo Rio Congo, qui arrive directement du Quai Branly et qui est enrichie d’une section de tapis (Matisse) et d’armes.