société - Page 4

  • Rencontre en pleine mer entre Cochin et Malé.

    Imprimer

    Ixtis, le catamaran de 35 mètres, quitta la baie de Cochin en direction de Malé.

    La distance représentait quelques 400 milles. Avec les vents portants, il ne devait pas falloir plus de 2 jours pour rallier le port de la capitale peu accueillante des Maldives.

    Au milieu de l’Océan Indien, notre bateau se trouva face à deux planches à voile, ridiculement petites, que nous découvrîmes avec un grand étonnement. A leur bord, deux jeunes garçons d’une quinzaine d’années !

    Interloqués, nous nous approchâmes d’eux en tentant de communiquer en anglais. D’ou venaient-ils et pourquoi étaient ils abandonnés dans cette mer légèrement houleuse ?

    Ils ne pouvaient s’exprimer mais nous indiquèrent la direction de ce qui devait être leur base. Effectivement au loin, flottait un grand radeau rehaussé d’un mat et d’une cabine qui pouvait accueillir une famille.

    Nous avions lu à propos des risques de la région fréquentée par les pirates. Il était vrai qu’ils se déplaçaient en vedette rapide plutôt qu’en radeau. Nous nous étions convaincus qu’il ne nous arriverait en principe rien.

    Notre catamaran se rangea le long du radeau. Nous fûmes accueillis par une vingtaine d’individus souriants : des hommes barbus, des femmes enceintes, des jeunes enfants. Deux s’exprimaient dans un anglais approximatif mais suffisant pour dialoguer.

    Ils nous expliquèrent qu’ils avaient dérivé depuis le Sri Lanka, il y a quelques vingt ans. Depuis, ils avaient pris gout à ce style de vie.

    Ils étaient des nomades de l’Océan qui se déplaçaient au gré des courants, des vents, des moussons. Ils savaient qu’ils ne tarderaient pas à s’échouer sur l’une des iles des Maldives et qu’ils y prendraient un repos de quelques mois. Et la, ils étaient sûrs de faire des rencontres. Les planches à voile qu’ils possédaient leur avaient été offertes par des étrangers qui séjournaient sur la même île.

    Ils avouaient que leurs problèmes principaux étaient liés à la restriction d’eau potable, à la venue d’un éventuel tsunami, aux manques de légumes frais et à la crainte d’une attaque d’hommes qu’ils croiseraient davantage à celle de requins.

    Ils avaient installé une bâche qui leur permettait de récolter l’eau de pluie lors des averses. Les bidons de plastique arrimés permettaient le stockage de ce bien précieux.

    Ils nous offrirent du poisson frais. Après avoir partagé un thé, nous nous séparâmes.

    Quelle rencontre inédite !

    Maldives-Island.jpg

    Lien permanent Catégories : société, voyage 0 commentaire
  • 120 ans après la naissance de Mao

    Imprimer

    453px-Mao_Zedong_portrait.jpg

    La Chine ne connaitra pas de phénomène de « démaoïsation ».

    Souvenons nous de la théorie prônée dans les années 1980 qui annonçait que l’ouverture économique allait aboutir à la démocratisation.

    Constatons aujourd’hui que la Chine est devenu plus capitaliste et qu’elle a du se réinventer un « maoïsme ».

    Le Président Xi Jinping ne craint plus l’aile gauche du PCC incarnée par Bo Xilai qui exploitait les inégalités sociales croissantes. Le Président peut continuer d’affirmer que « Notre nation rouge ne changera jamais de couleur » et rappeler des paroles de Mao qui encourageait à « rester modestes, prudents et sans arrogance ni témérité dans leur travail » et de « préserver un mode de vie simple ». C’est un encouragement à la lutte contre la corruption. Le Président y a gagné le surnom de nouveau « Mao Zedong ».

    En interne, les responsables sont appelés à combattre « les valeurs occidentales dangereuses » au nombre de 7 : les valeurs universelles prônant les droits de l’homme, l’indépendance des médias, la société civile, les droits des citoyens, les critiques des erreurs du Parti, la classe capitaliste privilégiée et l’indépendance de la justice.

    Alors, bienvenu le retour de Mao.

    Mais les nouveaux dirigeants chinois ne bénéficient plus de la légitimité des grands anciens, comme Jiang Zemin ou Hu Jintao en avaient pofité.

    Fragilité et instabilité latente pour la Chine? Comment faire face à de nombreux défis : suppression des weibos, montée des revendications, critiques écologiques, ralentissement de la croissance économique, défis de l’urbanisation ?

    Le principal défi reste le même : l’économie mondiale no 2 veut devenir no 1.

  • Promenade au cimetière Dolores, Mexico, DF

    Imprimer

    SAM_3366.jpg 

    Entrée du cimetière Dolores

    Aujourd’hui, il est rendu un hommage à Agustín Lara, compositeur (Besame mucho entre autres), à l’occasion des 43 ans de sa disparition. Ses chansons et musiques lui sont consacrées.

    Il repose dans la grande esplanade des Personnages Illustres du cimetière Dolores, dans le parc de Chapultepec, au sein de Grands Mexicains. Tout est coloré et embaumé de fleurs de couleur orange, les cempasuchitl.

    On trouve les monuments du peintre et muraliste Diego Rivera, du sculpteur et muraliste David Alfaro Siqueiros, de grands hommes et femmes de la politique, de la justice, de la construction, de l’Armée, de la Culture et des Arts.

    Ci-dessous, les monuments de Agustin Lara, Diego Rivera et David Alfaro Siqueiros:

    SAM_3355.jpgSAM_3358.jpgSAM_3363.jpg