27/05/2014

C’est où le Cameroun ?

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 Le Roi de Bangoulap

Rafael Perez, chargé d’affaires au Secrétariat des Affaires Extérieurs du Mexique, me convoque.

Il commence son exposé. « Le Mexique a moins d’une dizaine d’Ambassades en Afrique, alors que le Brésil en a plus d’une trentaine. » Pourquoi ne pouvons nous pas être davantage présent ? As tu des idées ?

Je lui explique que le Brésil a une population noire, quasi inexistante au Mexique. Ils ont des racines d’Afrique ; leurs ancêtres sont des esclaves noirs. Le Mexique a ses indiens et aussi un côté raciste envers les noirs.

Il faut plus communiquer sur les pays d’Afrique et les présenter aux mexicains. Pour la plupart, l’Afrique se limite au Maroc, à l’Egypte, à l’Ethiopie, à la Namibie et aux pays de safaris (Afrique du Sud, Tanzanie, Kenya, Bostwana).

R. Perez poursuit : « Va faire un tour en Afrique. Reviens avec reportage et photos. On va commencer une série sur ce continent. »

Je m’envole pour Paris et réfléchis au pays que je ciblerai. Il faut éviter la dispersion, aussi je décide de m’intéresser à l’un que je ne connais pas encore. Et ils sont nombreux ! Je me rends à l’Unesco et rencontre deux fonctionnaires spécialisés sur l’Afrique. Je leur expose la situation. L’un me donne la solution.

« Allez au Cameroun, c’est l’Afrique en miniature. Ils ont le Sahel, le désert, les forêts tropicales, les plages, les volcans, les ethnies, la culture, les chutes d’eau, les chefferies, les animaux de safari, les parcs, l’écotourisme, ... »

Je prends mon visa, voyage à Yaoundé. La je me ferai héberger chez un ami, à la résidence de l’Ambassade d’un pays européen. Pendant 12 jours, ce sera ma base!

Je ne serai pas déçu de mes visites qui seront cependant limitées géographiquement et ce, pour des raisons de sécurité.

L’Ambassade m’interdit l’accès à l’Extrême Nord, où se trouvent les plus belles ethnies. La proximité et l’influence de Boko Haram dans cette partie, obligent à ne pas y circuler. Au même moment, le groupe revendiquait l’enlèvement de quelques 300 jeunes filles étudiantes.

Je suis allé dans l’ouest camerounais, à la rencontre de l’ethnie des Bamilékés (la plus importante avec celle des Bamoun). J’ai fait un tour des Chefferies en rencontrant quelques Rois et Chefs, à Bafoussam, Bangangté,  Bangoulap (j’ai visité la fondation Jean-Félicien Gacha, de la famille Dumas, Hermes ; j’ai rencontré Ly Dumas et j’ai séjourné à la villa Boutanga), Batoufam, Bandjoun (le chef actuel a plus de 60 femmes), Foumban,...

Puis je serai accompagné par les guides du Ministère du Tourisme pour rencontrer les pygmées de la vallée de la Lobé, près de Kribi.

Il y a peu d’infrastructure hôtelière dans l’ensemble, il y a peu de tourisme encore. Et cela fait partie du charme du pays !


10/04/2014

Domus Mare Nostrum

C'est le nom de l'exposition de l'Hotel des Arts de Toulon en ce moment. Habiter le Mythe Méditerranéen. Aborder les rapports entre modernité et méditeranéité dans le mondé de l'Architecture du 20ème siècle. Pouillon, Malaparte, Le Corbusier,... De grands noms! Une douzaine de réalisations présentées.

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16/01/2014

Rencontre en pleine mer entre Cochin et Malé.

Ixtis, le catamaran de 35 mètres, quitta la baie de Cochin en direction de Malé.

La distance représentait quelques 400 milles. Avec les vents portants, il ne devait pas falloir plus de 2 jours pour rallier le port de la capitale peu accueillante des Maldives.

Au milieu de l’Océan Indien, notre bateau se trouva face à deux planches à voile, ridiculement petites, que nous découvrîmes avec un grand étonnement. A leur bord, deux jeunes garçons d’une quinzaine d’années !

Interloqués, nous nous approchâmes d’eux en tentant de communiquer en anglais. D’ou venaient-ils et pourquoi étaient ils abandonnés dans cette mer légèrement houleuse ?

Ils ne pouvaient s’exprimer mais nous indiquèrent la direction de ce qui devait être leur base. Effectivement au loin, flottait un grand radeau rehaussé d’un mat et d’une cabine qui pouvait accueillir une famille.

Nous avions lu à propos des risques de la région fréquentée par les pirates. Il était vrai qu’ils se déplaçaient en vedette rapide plutôt qu’en radeau. Nous nous étions convaincus qu’il ne nous arriverait en principe rien.

Notre catamaran se rangea le long du radeau. Nous fûmes accueillis par une vingtaine d’individus souriants : des hommes barbus, des femmes enceintes, des jeunes enfants. Deux s’exprimaient dans un anglais approximatif mais suffisant pour dialoguer.

Ils nous expliquèrent qu’ils avaient dérivé depuis le Sri Lanka, il y a quelques vingt ans. Depuis, ils avaient pris gout à ce style de vie.

Ils étaient des nomades de l’Océan qui se déplaçaient au gré des courants, des vents, des moussons. Ils savaient qu’ils ne tarderaient pas à s’échouer sur l’une des iles des Maldives et qu’ils y prendraient un repos de quelques mois. Et la, ils étaient sûrs de faire des rencontres. Les planches à voile qu’ils possédaient leur avaient été offertes par des étrangers qui séjournaient sur la même île.

Ils avouaient que leurs problèmes principaux étaient liés à la restriction d’eau potable, à la venue d’un éventuel tsunami, aux manques de légumes frais et à la crainte d’une attaque d’hommes qu’ils croiseraient davantage à celle de requins.

Ils avaient installé une bâche qui leur permettait de récolter l’eau de pluie lors des averses. Les bidons de plastique arrimés permettaient le stockage de ce bien précieux.

Ils nous offrirent du poisson frais. Après avoir partagé un thé, nous nous séparâmes.

Quelle rencontre inédite !

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