economie - Page 2

  • Les relations commerciales Sino-Africaines

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    Je relis un article de Jean-Louis Beffa paru dans Challenges il y a quelques mois.

    Depuis 10 ans, la Chine investit en Afrique.

    Elle est présente dans les terres agricoles en Ethiopie et au Cameroun, elle exploite des champs de pétrole au Soudan du Sud et au Gabon, elle possède des mines de cuivre et de charbon en Zambie et au Zimbabwe. 

    Elle recherche certes à s’approvisionner en matières premières. Pour cela, elle est implantée en Angola, au Congo Brazzaville et au Sud Soudan pour les hydrocarbures ; en Afrique du Sud, en Zambie, au Zimbabwe qui sont des pays riches en minerais. 60% des bois africains exportés sont pour la Chine.

    Les entreprises chinoises participent aux investissements en infrastructures de ces pays. Non seulement pour acheminer les matières premières, mais aussi pour participer à de nouveaux marchés que sont l’énergie, les télécommunications, les bâtiments.

    La Chine s’installe aussi dans le domaine industriel de façon à produire à terme sur le continent africain ou les salaires sont les plus compétitifs.

    Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique sont passés de 10 milliards de dollars en 2000 à 120 milliards aujourd’hui.

    La Chine a la volonté de sortir de la relation bilatérale exclusive avec les Etats Unis, ou elle se satisfaisait de la transformation de ses excédents commerciaux en bons du Trésor américain.

    Elle regarde aussi les marchés d’Amérique Latine et d’Europe mais l’Afrique est son champ d’action du moment.

  • Le train, la principale communication d’Angola

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    Le chemin de fer de Benguela

    Le chemin de fer de Benguela eut la première voie construite en 1903. Il reliait le port angolais de Lobito sur l’Atlantique jusqu'au Katanga en RDC (Congo) sur une distance de 1300 km.

    Mais la guerre civile de 1980 a vu les gares dévastées, les voies pillées, les trains attaqués.

    Depuis 2004, les travaux de réhabilitations et nouveaux investissements sont entrepris, deux ans après la fin de la guerre. Aujourd’hui, seul le tronçon qui conduit à Cubal (à 190 km) est opérationnel.

    La guerre opposa le parti marxiste au pouvoir, le MPLA soutenu par l’URSS, contre les rebelles de l’Unita (soutenu par l’ONU). La guerre fit un million de morts et connut 3 millions de réfugiés.

    Les Chinois ont financé 450 Millions de dollars pour les travaux du train. Ils seront payés avec du pétrole angolais.

    Si aujourd’hui le train (3 fois par semaine) transporte 20.000 passagers par mois, le trafic espéré a moyen terme sera de 300.000 passagers.

    Les prix des billets devront être adaptés pour que gens ne soient plus obligés d’être entassé dans des wagons de 3ème classe.

  • Hugo Chavez : plus que Bolivar, Jésus Christ !

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    Chavez et Bolivar

    Ils étaient réunis nombreux hier le 20 janvier, date de son nouveau mandat de Président. Dans les rues du Venezuela, de grandes pancartes apparaissaient sans ambigüités pour le comparer à un prodige. Les gens sont admirateurs, fanatiques de l’homme. C’est un héros ! On a besoin de lui ! Il reviendra de Cuba !

    Il est sur qu’il reviendra un jour. On le pleurera alors ; il sera vedette, martyr, saint ; on en parlera longtemps, comme on parle encore de Eva Perón qui mourut à 33 ans !

    Mais après les pleurs, il faudra penser à reconstruire l’économie du pays! Quelle est la principale richesse du pays ? Le pétrole ! Et qu’en a-t-on fait?

    Le Venezuela et le Mexique sont deux pays producteurs de pétrole avec une moyenne d’un peu moins de 3 millions de barils par jour. Le Mexique a vu légèrement sa production baisser par manque d’investissements au sein de la société nationale Pemex qui malgré tout génère des ressources financières importantes pour le pays.

    Intéressons nous au cas du Venezuela. Lorsque Chavez est arrivé au pouvoir, en 1998, le pays produisait 3.3 millions de barils jour et en facturait 2.7 millions.

    Aujourd’hui la production est de 2.4 millions. Et seuls 900.000 sont facturés (essentiellement aux Etats-Unis). Le reste ? 800.000 pour usage interne du pays, 300.000 aux pays des Caraïbes (peuvent-ils payer?), 100.000 à Cuba (qui paierait !), etc...

    C’est beau de s'attribuer les ressources d’un pays et de faire des cadeaux royaux à des pays amis, sur le dos de ses sujets. Malgré cela, le peuple redemande du Chavez. Le populisme fait recette!

    Comme avec l’alcool, les lendemains peuvent être difficiles.