27/08/2013

Les peuples de la vallée de l’Omo, Ethiopie

On ne se lasse pas des reportages consacrés aux tribus du Sud de l’Ethiopie : celles des Suri, Mursi, Surma et autre dizaine : Arbore, Ari, Bena, Bodi, Bumi, Dorze, Hamer, Karo, Konso. Kwegu, Tsemay, Turkana. Ce sont au total 200.000 personnes qui habitent la vallée.

Celles des Surma et Mursi se peignent le corps à partir de poudres de terre volcanique et ajoutent des éléments naturels, des fleurs, de feuillages ou de petites branches d’arbres pour compléter leur décoration. C’est le photographe allemand Hans Silvester qui nous les fit découvrir avec une collection extraordinaire de visages et corps. Du pur Body Art !

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La tribu des Suri est composée des femmes qui recherchent la beauté : elles recouvrent leur corps de scarification, elles posent des plateaux d’argile sur leurs lèvres et leurs lobes des oreilles.  C’est la terre aussi du Donga, le duel au bâton entre jeunes hommes. Chaque année, il y a un festival. C’est le passage obligatoire pour accéder à l’amour des femmes. Ils se battent pour séduire. Mais le jeu est très dangereux avec ces bâtons de bois de 2 mètres de long ! Si l’on triomphe de son adversaire, on sera l’élu d’une jeune femme qui vous gardera pour un simple moment de plaisir ou pour une vie d’amour. Hans Silvester a aussi consacré un très beau livre sur les Dongas.

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29/06/2013

Quelques galeries de NY, édition Juin 2013

Entre les 18 et 24ème rue, coté ouest, se trouvent à touche-touche de nombreuses galeries.

Certaines offrent des œuvres osées. C’est la 1ere fois que je vois les New Yorkais et étrangers s’extasier devant des pussy !

OUI ! SCHOCKING ?

Commençons par la Marianne Boesky Gallery (509 W 24th St). Elle offre l’exposition Sunsets and Pussy. Betty Tompkins montre le Cunt Landscape (1969) et d’autres peintures de pussy qui peuvent atteindre quelques dizaines de milliers de dollars.

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A la Gagosian Gallery (555 W 24th St), les nouvelles peintures et sculptures de Jeff Koons. Les 3 nouveaux Balloons Swan (bleu), Rabbit (jaune) et Monkey (rouge) doivent plaire au marché asiatique.

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Mike Weiss Gallery (520 W 24th St) présente Birth of Legend de Cameron Gray (1980- ). Pop Art, techniques digital, 3D, kaléidoscopes, panneau multi-écrans, c’est assez inhabituel.

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A Luhring Augustine (531 W 24th St), on trouve les récentes œuvres de Philip Taaffe, dont son Nymphaeum.

La C24 Gallery (514 W 24th St), avec la sélection de Clarissa Dalrymple, nous propose les œuvres de 9 artistes. Encore les photos erotiques sont à l’honneur grâce à Rohan Wealleans (Nouveau Zélandais).

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La Matthew Marks Gallery (523 W 24th St) présente dans 3 de ses galeries Ellsworth Kelly at Ninety (elle fête ses 90 ans). Peintures et sculptures.

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J. Cacciola Gallery (537 W 23rd St) expose Exit the Freeway, avec Valeri Larko et Trevor Young.

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Steven Kasher Gallery (521 W 23rd St) montre 20 grandes photos du japonais Maekawa. En 2013, il remporta le prix du Nikkei National Geographic pour ses photos d’animaux extraordinaires.

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Bryce Wolkowitz Gallery (505 W 24th St) propose The Wrinkles of the City, Havana, Cuba, une collaboration entre l’artiste français JR et le cubain José Parla. Ils reproduisent sur les murs de la ville des photos prises de citoyens cubains qui ont vécu la Révolution.

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Metro Pictures (519 W 24th St) présente Noa Noa. Le thème l’esthétique de l’exotisme. A retenir les œuvres de Nina Beier.

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Voir aussi les immenses coquillages de Marc Quinn.

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A l’Unix Fine Art, attention aux photos fortes de Andrzej Dragan. A noter la Frida Khalo de Alexi Torres.

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Qui m’aidera à retrouver le nom de l’artiste ?

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19/05/2013

Au Bengladesh

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Le chantier naval de Chittagong

On parle ces jours de ce pays, alors que l’on recense les morts à la suite d’un incendie dans des ateliers de textile. 1000 morts à ce jour ! Des confectionneurs à bas prix pour l’industrie des marques occidentales !

Je pense au port de Chittagong, deuxième ville du Bangladesh, spécialisé dans la démolition navale. Aucun pays occidental ne s’expose à réaliser ces taches. Trop dangereux !

Il en est de même pour la destruction des déchets ultimes nucléaires.

Qui accepte de faire le sale boulot? : des pays qui sont les plus pauvres sur la Planète.

Dans tous ces cas, beaucoup d’occidentaux peuvent apparaître négligents quant au contrôle du cycle intégral de la production à la destruction. Insistons pour que les industriels soient davantage responsables à tous les stades des filières.

Le Bengladesh, c’est 160 millions d’habitants, avec plus de musulmans qu’hindouistes.

Un pays ou les Tigres du Bengale continuent de faire 50 morts par an et où la capitale Dhaka laisse exploiter les enfants mineurs.

Aux portes de la jungle, à 300 km de Dacca, dans le delta du Gange, proche des Sundarbans, au milieu des daims, des sangliers et des singes, règnent les tigres. Les hommes le chassent ; si ils sont tués, ce sera la faute de leur épouse ! Elle sera alors répudiée et forcée de rejoindre les autres « veuves du Tigre » dans le village de Kaboura.

Le « Sunderban Tiger Project » veille à ce que les tigres ne soient pas exterminés car ce sont eux qui protègent la foret de la main de l’homme. Ne les tuons pas !

Dans le village de Koutna (?), dans la jungle toujours, vit au bord de la route, le « clan du serpent ». Des nomades qui regroupent une soixantaine de familles. Comme les Roms, ils sont venus d’Asie au 10ème siècle. Ils vivaient sur des bateaux auparavant avant de squatter aujourd’hui le bas des routes. Ils sont fiers mais les locaux les rejette et les méprise.

Ils se sont spécialisés dans le combat avec les serpents dont le fameux Cobra royal.

On arrive à Dhaka qui se trouve au milieu de 10 millions d’habitants. On y note la pollution et la sècheresse. C’est une jungle urbaine, ou tentent de survivre les enfants. Le Gouvernement ne leur offre aucune protection sociale. Souvent abandonnés dès le très jeune âge par leurs familles, ils embarquent sur un train pour une destination inconnue. Bien souvent, ils terminent en gare de Dhaka. C’est l’endroit ou ces perdus se retrouvent, ou ils dorment, ou ils étudient quelquefois.

L’ « Association Partenaire » est française ; le centre regroupe une soixantaine de garçons et filles abandonnés. Beaucoup d’enfants sont malades ou attrapent une pneumonie dans la ville. L’espérance de vie chez les enfants de la rue ne dépasse pas les 20-25 ans.

Les enfants ne connaissaient que les lois de la rue et sont difficilement adaptables au début de leur séjour dans les centres qui les éloigneront des agressions sexuelles, viols, trafic d’organes. Et aussi protégés de la police, des voyageurs, de leur propre famille qui les « offrent » pour un peu d’argent.

Ils pourront même suivre des études supérieures et entrer de façon extraordinaire dans une vie future.

Une autre association est celle d’une riche veuve d’un avocat qui a créé le Shishu Tori qui ne s’occupe que de filles, plus fragiles ( !) que les garçons. Elle donne des cours en plein air sur les quais de gare.