31/08/2013

Le peuple Himba

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Les Himbas vivent pour un tiers en Angola, pour deux tiers dans le désert du Kaokoland (capitale, Opuwo), au nord de la Namibie, une région que personne ne voulait habiter.

Ils sont aujourd’hui quelques 15 à 20.000.

Ils seraient venus au 15-16ème siècle avec les Hereros du Botswana actuel. On dit qu’ils sont originaires de la région du Nil, lointains cousins des Massai.

C’est le peuple rouge, bien que Himba se traduise par mendiant.

Les jeunes femmes sont souvent très belles. Elles s’enduisent le corps d’hématite (minerai de fer broyé, qui donne la couleur) et de graisse. Ce sont les femmes rouges qui se protègent ainsi du soleil.

 Quel est leur avenir ? Isolement ou au contraire intégration pour éviter leur disparition ; ouverture vers les axes du tourisme ? Protégeons cette minorité, comme le fait Solenn Bardet et d'autres.

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 Aujourd'hui et Demain?

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27/08/2013

Les peuples de la vallée de l’Omo, Ethiopie

On ne se lasse pas des reportages consacrés aux tribus du Sud de l’Ethiopie : celles des Suri, Mursi, Surma et autre dizaine : Arbore, Ari, Bena, Bodi, Bumi, Dorze, Hamer, Karo, Konso. Kwegu, Tsemay, Turkana. Ce sont au total 200.000 personnes qui habitent la vallée.

Celles des Surma et Mursi se peignent le corps à partir de poudres de terre volcanique et ajoutent des éléments naturels, des fleurs, de feuillages ou de petites branches d’arbres pour compléter leur décoration. C’est le photographe allemand Hans Silvester qui nous les fit découvrir avec une collection extraordinaire de visages et corps. Du pur Body Art !

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La tribu des Suri est composée des femmes qui recherchent la beauté : elles recouvrent leur corps de scarification, elles posent des plateaux d’argile sur leurs lèvres et leurs lobes des oreilles.  C’est la terre aussi du Donga, le duel au bâton entre jeunes hommes. Chaque année, il y a un festival. C’est le passage obligatoire pour accéder à l’amour des femmes. Ils se battent pour séduire. Mais le jeu est très dangereux avec ces bâtons de bois de 2 mètres de long ! Si l’on triomphe de son adversaire, on sera l’élu d’une jeune femme qui vous gardera pour un simple moment de plaisir ou pour une vie d’amour. Hans Silvester a aussi consacré un très beau livre sur les Dongas.

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04/06/2013

Ramsès II

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 Hiéroglyphes dans une chambre du temple de Ramsès II d’Abu Simbel

Ramsès II s’éteint en 1213 avant JC, c’est à dire il y a 3200 ans !

Monté au pouvoir à 25 ans, il régna 67 ans et meurt à 92 ans.

Fils de Seti I, grand souverain, il fut à l’origine du 1er traité de paix, signé avec les Hittites ; il rétablira dans la capitale religieuse du pays, à Thèbes, le culte de Amon Râ ; il fit réaliser entre autres le temple de Ramesseum et les 2 temples d’Abu Simbel, l’un pour son épouse préférée Néfertari, l’autre pour lui.

Il eut une autre épouse aimée Isis-Nefret et de nombreuses concubines ; au total quelques 108 enfants.

Lors de son embaumement, le Dieu des Morts Anubis, est présent. Le cortège funéraire accompagnera le sarcophage de la momie jusqu'à Thèbes, ou il sera installé dans un tombeau proche de celui de son père, sur la rive occidentale du Nil, dans la vallée des Rois.

Il faudra laisser passer des siècles avant que l’on ne retrouve le tombeau de Ramsès II.

Ce n’est qu’en 1817 que le britannique Henry Salt découvrira le couloir menant au tombeau de Ramsès II.

Ensuite, Charles X finance avec le Duc de Toscane une expédition sur l’Egypte. C’est l’époque de Champollion et de l’italien Rossellini.

Il faudra attendre 1843 que le savant et photographe prussien Lepsius arrive à Thèbes. Il atteindra le tombeau sans trouver de momie ni d’objets funéraires. Il laissera à la postérité le tracé détaillé du tombeau et de ses accès.

En 1881, Gustave Maspero (après Mariette) est nommé à la Direction des Antiquités. C’est l’époque ou le souk de Louxor est en développement économique et à la mode. On fait du trafic de pièces antiques. Maspero est chargé de surveiller et arrêter le trafic. Il sera aidé par la piste de Ahmed Abd el Rassoul (vivant dans le village de Gournah) qui se confiera et expliquera avoir identifié 10 ans plus tôt, un puits dans la montagne à Deir el Bahari, qui regorge de trésors et de quelques 48 momies royales, dont celle de Ramsès II.

Que font elles ici ?

Déjà 1000 ans avant JC, les pillages existent. Pour faire face à ceux ci, au moment de la gravité des situations économique, politique et sociale que connaît l’Egypte, autour de 979-960 seront organisés des transferts des tombes royales vers un lieu sur. C’est alors qu’en 3 nuits, momies et mobiliers funéraires seront déplacés. Les informations seront consignées dans des procès verbaux apparaissant sur les sarcophages. Sur celui de Ramsès II, on sait qu’il a quitté sa tombe pour rejoindre celle de son père Seti I avant d’être déplacé vers le puits. Et tout comporte des dates précises.

La momie de Ramsès est démaillotée en 1886. On constate qu’elle renferme un cartouche qui permet de l’identifier.

Des 1902, la momie est exposée au Musée des Antiquités du Caire. Pierre Lotti signalera l’état de détérioration de la momie.

Apres la conviction par Giscard d’Estaing sur son homologue Sadate de transférer la momie à Paris pour son traitement, la demande est acceptée. Ramsès II obtiendra un passeport et sera promené comme un souverain –passant par la place de la Concorde, au pied de son obélisque- pendant son séjour de 8 mois à Paris, à compter de Septembre 1976. Un traitement aux rayons gammas permettra l’arrêt de la destruction de la momie.

 

Ensuite, elle a regagné son pays et peut être à nouveau exposée.