27/08/2013

Les peuples de la vallée de l’Omo, Ethiopie

On ne se lasse pas des reportages consacrés aux tribus du Sud de l’Ethiopie : celles des Suri, Mursi, Surma et autre dizaine : Arbore, Ari, Bena, Bodi, Bumi, Dorze, Hamer, Karo, Konso. Kwegu, Tsemay, Turkana. Ce sont au total 200.000 personnes qui habitent la vallée.

Celles des Surma et Mursi se peignent le corps à partir de poudres de terre volcanique et ajoutent des éléments naturels, des fleurs, de feuillages ou de petites branches d’arbres pour compléter leur décoration. C’est le photographe allemand Hans Silvester qui nous les fit découvrir avec une collection extraordinaire de visages et corps. Du pur Body Art !

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La tribu des Suri est composée des femmes qui recherchent la beauté : elles recouvrent leur corps de scarification, elles posent des plateaux d’argile sur leurs lèvres et leurs lobes des oreilles.  C’est la terre aussi du Donga, le duel au bâton entre jeunes hommes. Chaque année, il y a un festival. C’est le passage obligatoire pour accéder à l’amour des femmes. Ils se battent pour séduire. Mais le jeu est très dangereux avec ces bâtons de bois de 2 mètres de long ! Si l’on triomphe de son adversaire, on sera l’élu d’une jeune femme qui vous gardera pour un simple moment de plaisir ou pour une vie d’amour. Hans Silvester a aussi consacré un très beau livre sur les Dongas.

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26/08/2013

JHL : Jacques Henri Lartigue

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Pablo Picasso, photographié par le Maitre JHL

Il est un photographe, comme il y en a des milliers, des millions. Bon, très bon, excellent, moyen. A chacun de juger ! Peut être moins nombreux à cette époque du non digital. JHL (1894-1986) réalisera 100.000 clichés.

Mais pour sortir de l’anonymat, il n’y a pas de secret. Il faut de la chance, un coup de pouce, un moment décisif (en photo, on parle de l’instant décisif).

JHL n’a pas échappé à cette règle.

Il y a 50 ans, on est en 1963. Il a 69 ans ; il rencontre Charles Redo de l’agence Rapho, agence de presse spécialisée dans la photo humaniste (fondée à Paris en 1933).

Rapho est la contraction de Rado et Photo. Rado est un émigré Hongrois qui représentera à Paris les photographes refugiés comme Brassai, Nora Dumas, Ergy Landau et Ylla. Ayant fui la France en 40, Rado ouvrira un bureau en 1946 à New York qui représentera ensuite de grands photographes : Robert Doisneau, Edouard Boubat, JHL, Janine Niepce, Bill Brandt, Willy Ronis, Emile Savitry, Sabine Weiss,..

De cette rencontre avec Rado, JHL sera introduit à John Szarkowski, curateur du Musée d’art Moderne (Moma New York), qui lui organisera une exposition en 1963.

Dans un magazine Life de cette même année, se trouvera une photo de JHL qui paraitra dans le numéro spécial sur l’attentat et la mort de JFK.

C’est le succès assuré pour JHL !

JHL sera alors mondialement connu, puis reconnu.

Une exposition intitulée Rivages a lieu au musée de la Photographie de Toulon.

Félicitations JHL !

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25/08/2013

La Villa Tamaris

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 Frida Khalo, peinte en 2007 par l’espagnole Angela Acedo, est actuellement présentée à la Villa Tamaris.

Pour s'y rendre, il suffit de prendre la navette depuis le port de Toulon, faire une escale aux Sablettes et descendre à Tamaris.

La colline accueille une cinquantaine de villas à l’architecture élégante qui ont été construites au milieu du 19ème siècle par un français, né (1819) à Sanary et qui prendra sa retraite à la Seyne sur Mer avant de mourir (1907).

Ce français est  Michel Pacha.

Nommé en 1855 Directeur général des Phares et Balises de l’Empire Ottoman par le sultan Abdlülmecid I, il fera construire avec une société française 111 phares sur les cotes turques.

En plus d’obtenir un pourcentage sur les droits de navigation dans ces eaux, il obtient en 1879 la concession des quais des ports d’Istanbul.

Cette année, Marius Michel, comte de Pierredon, obtiendra le titre de Pacha de l’Empire Ottoman.

Fortuné, il retourne à Tamaris pour y établir une station de genre oriental. Les villas sont construites au bord de mer. George Sand séjourna 3 mois à Tamaris et écrira que c’est plus beau que le Bosphore.

Il est vrai qu’en regardant le paysage et le bras de mer devant la presqu’ile de Saint-Mandrier, en respirant les aromes de ces plantes aux essences exotiques des jardins et parcs, on s’imagine sur la rive Ouest du Bosphore, au siècle dernier.

L’une des villas, construite pour sa première femme Marie-Louise Séris, fut inachevée. Elle abrite aujourd’hui un musée, la Villa Tamaris.