23/09/2014

San Luis Potosi, Villa de la Paz, Real de Catorce, l’Altiplano

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L'église de Real de Catorce

San Luis Potosi, capitale de l’Etat du même nom, a son nom formé du Roi Saint Louis de France (le roi était le modèle et le Saint préféré des Franciscains) et de Potosi (Montagne fameuse pour ses gisements d'argent dans le vice Royaume du Pérou, de la nouvelle Espagne).
Rappelons que Saint Louis est né à Poissy en 1214, (il y a 900 ans). A ses 12 ans, à la mort de son père Louis Vlll, ce fut sa mère l'espagnole Blanche de Castille qui régenta le royaume jusqu'à sa majorité. Il épousa Marguerite de Provence. Durant son règne (1226-1270), Louis lX fut un modèle de paix et de justice.
 
A Paris, il édifia la Sainte Chapelle. Il participa aux deux dernières croisades et trouva la mort à Tunis en 1270.

La ville de San Luis Potosi prit ses origines en 1592.

A visiter la Cathédrale (1701-1730), le Palais du Gouvernement (1789), le Temple del Carmen (1749-1764), les Archives historiques de l'Etat dans la rue Arista, les jardins de Saint Augustin et sa basilique,... 

Ses musées: Francisco Cossio (Maison de la Culture), le musée de la Mascara (masques, exposition actuellement sur les Huichols), le musée Federico Salvi (merveilleuses sculptures du sculpteur), le centre des Arts (ancienne prison convertie en Ecole des Arts en 2008, exposition de "Mano a Mano", avec des artistes et photographes français comme Perrin), le musée d'Art Contemporain ( actuellement les présentations de deux génies du Streets Art, Isaiah Zagar et Saner).
Le théâtre de La Paz, l'édifice Ipiña (1906-1912, inspiration des immeubles de la rue de Rivoli),
 

Promenade sur la Calzada de Guadalupe. On découvre la Casa del Agua, réservoir d'eau qui alimentait les habitants dès 1827.
On passe devant la bibliothèque publique de l'Ejercito Mexicano (Armée de terre).

Pour l'anecdote, j'ai visité les Archives de l'Etat et la bibliothèque de l'Armée pour faire des recherches sur la présence de la centaine d'Irlandais ayant participé à l'Indépendance des Etats Unis, puis ayant déserté afin de rejoindre l'Armée Mexicaine de Santa Ana luttant contre les Etats-Unis en 1847. Leur base fut en partie autour de San Luis Potosi. Les Mexicains perdront la guerre ainsi que de nombreux territoires, Californie, Texas. Une cinquantaine seront exécutés la même année au pied du Château de Chapultepec de Mexico pris par les Etats-Unis.
Je recommande le livre de Patrick Mahé sur le sujet (Les oies sauvages meurent au Mexique).

On quitte Saint Luis pour se diriger vers le Nord de l'Etat, à 200km et atteindre Matehuala, la capitale de l'Altiplano, terre de désert et de cactus, nopal, maguey. Des cieux bleus intenses, des sols de poudre blanche, sur la ligne du Tropique du Cancer...
Terre autrefois des Chichimèques qui sont apparus au 13ème siècle.

Matehuala est un centre commercial et minier qui remonte à 1550. Le Temple grandiose l'Immaculée Conception a été dessiné par l'architecte italien Adamo Boari. C’est une copie de l’église de Saint Joseph des Brotteaux (Lyon, France).
A quelques 10 kilomètres, la ville de La Paz. Nous avons la chance de connaitre le Maitre des lieux. Il s'agit de José Cerillo, propriétaire de mines de concentrés de plomb et de cuivre. Et c'est aussi un généreux mécène. Il nous fera visiter ses galeries et tunnels (impressionnant!) sous la montagne d'El Fraile. Puis découverte de ses musée, bibliothèque (ancienne chapelle de San Francisco), et théâtre dont bénéficie gratuitement la population. A voir la collection permanente du peintre anglais James Reeve, qui passa 15 ans à Xilitla, dans la Huastèque Potosine, et dont le village fut rendu célèbre par le génial, mécène et surréaliste architecte, Edward James qui y laissa de nombreuses constructions inachevées.

Les zones minières de Guanajuato et Zacatecas furent découvertes respectivement en 1546 et 1558.
 
Nécessaire pour le travail de l'argent, le sel fut découvert en abondance en 1561, aux Salinas del Peñol Blanco.
Les indigènes étaient belliqueux et les guerres Chichimèques terminèrent en 1588 par l'intervention du capitaine métis Miguel Caldera.

A 50 km à l’ouest, on se dirige vers la ville magique de Real de Catorce. Avant d'arriver dans cette petite ville mi abandonnée, mi en redémarrage, on traverse les villages (la Luz, Potrillo,..) où se situaient les anciennes mines d'argent aujourd’hui abandonnées et qui furent le poumon économique du pays à la fin du 18ème siècle, avant l'indépendance du Mexique.
 
Puis on emprunte le tunnel d'Ogarria, long de 2.5 km.
Et l'on débouche sur un magnifique village tout en pierre avec ses 1200 âmes.
Sur la place principale, une église dédiée à la Conception et où est vénéré Saint François d'Assise chaque 4 Octobre.
On visitera la Casa de la Moneda où l'on fabriqua la monnaie entre 1865 et 1866, le Palenque de Gallos qui a une forme de petit théâtre de Grèce antique et ou l'on donnait des représentations de combats de coqs, une place de toros, enfin à l'extérieur de la ville, l’église de la Virgen de Guadalupe avec son magnifique cimetière entièrement muré.

La ville de Real de Catorce connut sa gloire dès 1772, lorsque les mines furent découvertes. Elle connut son déclin après la Révolution de 1910.
Quelques projets de réouverture de mines pourraient menacer sa quiétude et son tourisme.
 
La compagnie canadienne, First Majestic Silver en particulier, tente de convaincre la population souvent sans emploi, de les rejoindre pour un meilleur salaire.
 
Mais une levée de boucliers se produit auprès des Huichols (groupe ethnique wixarica ou huichol) qui considèrent que le Cerro Quemado, leur centre du monde et lieu de cérémonie, serait détruit. Le Cerro Quemado, à 40 minutes à dos d'âne de Real de Catorce, est une montagne qui domine toute une immense vallée, sur 180 degrés à l'ouest, avec les villages de Estación Catorce et Wadley au bas.
 

Qui gagnera entre la compagnie et les Huichols?

La région est inscrite dans une zone naturelle protégée en 2000 ou a été tracé le couloir culturel de Wirikuta (Cerro Quemado).
Gabino Palomares chante que "les mines emportent avec elles la richesse et qu'elles laissent la pauvreté".
Les Huichols, originaires principalement de la côte pacifique, dans l'état de Nayarit, ainsi que de l'état du Jalisco, réalisent à pied ou en bus, de longs pèlerinages qui les conduisent au désert de Real de Catorce où ils cueillent une des fleurs d'un cactus, la plante sacrée hikuri (peyote) qui est un champignon hallucinogène.

Mais tout est loin d’être aussi pur. L'Université de Guadalajara a étudié des échantillons de terre et du peyote de la région. Il s'avère que l'on y a recensé une haute teneur en arsenic et plomb!

Alentour, il existe de nombreuses découvertes à faire: explorer un village fantôme, aller à Real de Maroma, à Alamitos. Dans la région avec un 4par4, on peut gagner San José de Coronados et San Antonio Coronados.

Signalons que de nombreux Européens habitent Real de Catorce: allemand, suisses,... Le propriétaire de l'hôtel élégant et central, la Mesón de l'Abundancia, est suisse allemand. Il est marié à une mexicaine, Petra Puente, originaire du village de la Luz, et qui fut Maire de Real de Catorce.
Ballades, montagnes, écotourisme, VTT, méditation, dégustation des champignons, sont possibles.
Real de Catorce se situe à 2700 m. d'altitude. A côté, le Cerró Grande domine à près de 3200m.

Note rassurante: First Majestic devait démarrer fin 2011 les travaux. Ils sont encore suspendus à ce jour.
La société maintient toujours que les lieux des Cerros Grande et Quemado ne seraient pas affectés. Rappelons que les points sacrés de Wirikuta sont à l'intérieur de "leur territoire" semi-désertique de 140.000 hectares, au SO de Real de Catorce.

16/09/2014

La France politique au plus bas, TTCH

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Après un long périple hors du Mexique, me voilà de nouveau à Mexico.

J’ai passé du temps en France et j’ai écouté de façon distraite les histoires de la petite et lamentable politique. Et que dire de son Président.

Je dois dire que je ne suis pas socialiste et n’avais pas voté pour ce monsieur.

Mais en réalité que peut-il faire ? Rien. Ce n’est pas un Dieu. Ses prédécesseurs n’avaient rien fait de plus, si ce n’est montré un peu d’agitation. Aujourd’hui la France est surendettée. Il n’y a pas de croissance, il y a plus de chômage, il y a moins de rentrée d’impôts.

TTCH. Tout et Tous Contre Hollande!

J’habitais les US lors du premier mandat Clinton. On le disait bon Président. Il eut la chance de vivre une période économique faste et constater la croissance mondiale dont bénéficièrent les Etats Unis et la popularité du Président de l’époque.

Donc Dieu n’existe pas en politique.

Il ne reste pour le Président français que le champ international. Partir en guerre de religion. Peut être est-ce sa mission ?

La cible aujourd’hui est l’EI et tous ses dérivés. Cela doit passer d’abord par le rassemblement des états occidentaux et démontrer leur entente et efficacité.

Sera-t-il entendu?

Assez de politique. Je pars ce matin sur San Luis Potosi ; je visiterai aussi Real de Catorce. Je vous raconterai.